L’ Homme n’est pas seulement confronté à la Nature, mais à sa propre bêtise, le résultat de sa quête de modernité, de consommation toujours plus énergivore… Certains qualifient encore d’accident et tentent de minimiser ce qui se passe au Japon. Colère, sidération, indignation ? Je suis anéantie par les traitements médiatiques qui s’en suivent… J’ai envie de vomir. Comment osent-ils encore asséner des vérités toutes faites sur l’impossibilité de trouver des alternatives au nucléaire ? Quelle arrogance ! Quel manque de respect face à ce peuple qui est en train de subir les conséquences d’une course effrénée à toujours plus de profit.
Suis-je bête ? Pour le profit, l’Homme est capable de tellement de choses ! Il est à ce point gangréné par l’argent qu’il n’en voit plus l’essentiel… Cette catastrophe, ce n’est pas xynthia, ni le tsnami de Sumatra, ni Tchernobyl, ni le 11 septembre, ni l’Erika… Cet événement va au delà, c’est un condensé encore actif, juste là sous nos yeux d’humains, qui ne voyons plus rien. La réponse est derrière ce que l’on veut bien nous montrer. La vérité est à chercher dans nos consciences.
Le Japon, 3ème puissance mondiale, pays moderne, est dévasté. Cela nous touche, et nous questionne parce que cela pourrait être nous. Nous regardons ces Japonais, parce qu’ils sont nous. Quand aurons nous le courage de regarder les choses en face ? Il est temps de remettre en question son propre confort, ce PC avec lequel j’écris cet article, la lampe qui m’éclaire… A quand la fin du règne de l’hyper consommation et de la technicité ?
J’ai fait mon choix, ces dernières années m’auront au moins permis de comprendre cela : il est certain qu’aujourd’hui je préfère être qu’avoir. L’intérêt du premier réside en l’accumulation d’expériences, le second n’apporte que frustrations. Cherchez l’erreur. Je me moque de ce système, il n’aura pas ma peau, parce que j’ai encore ma tête.
Ce soir, je pense aux habitants du pays du soleil levant, avec l’espoir qu’ils feront se lever les consciences.